Montant de référence 2026
Montant mensuel de référence lorsqu’il n’est pas possible de déterminer la contribution que l’employeur aurait versée au contrat collectif.
MUTUELLE ENTREPRISE · 2026
Tout employeur privé doit proposer une complémentaire santé collective à ses salariés. La participation patronale doit représenter au moins 50 % de la cotisation du socle obligatoire. Le contrat doit respecter un panier minimal : ticket modérateur, forfait hospitalier, dentaire à 125 % du tarif conventionnel et optique avec un forfait minimal de 100 à 200 € selon la correction. L’adhésion reste obligatoire en principe, mais des dispenses existent et la portabilité peut maintenir la couverture jusqu’à 12 mois après le départ.
La convention collective peut imposer mieux, mais pas moins que le socle légal. Ces niveaux doivent donc servir de plancher lors de la lecture d’un contrat collectif.
| Poste | Minimum | Fréquence / base | Lecture du contrat |
|---|---|---|---|
| Ticket modérateur | 100 % | Consultations, actes et prestations remboursables, hors exceptions réglementaires. | Le contrat doit couvrir la part complémentaire correspondant au ticket modérateur. |
| Forfait journalier hospitalier | 100 % | Hospitalisation, sans limite de durée pour le socle prévu. | À distinguer de la chambre particulière, qui relève souvent d’une garantie supplémentaire. |
| Prothèses dentaires et orthodontie | 125 % BR | Pourcentage du tarif conventionnel. | Vérifiez si la convention de branche impose un niveau supérieur. |
| Optique — correction simple | 100 € | Forfait minimal par période de 2 ans. | Période ramenée à un an notamment pour les enfants ou en cas d’évolution de la vue. |
| Optique — correction complexe | 150–200 € | Forfait minimal selon la complexité. | Le contrat peut prévoir un remboursement supérieur au plancher légal. |
| Participation employeur | 50 % min. | Cotisation du socle collectif obligatoire. | L’accord de branche ou l’entreprise peut financer davantage. |
Comparer le vrai coût : partez du prélèvement salarié après participation patronale, pas du tarif total du contrat collectif.
Calculer le reste salariéSaisissez la cotisation mensuelle totale et la participation employeur. Le minimum légal est de 50 %, mais un accord peut prévoir 60 %, 70 % ou davantage.
Calcul arithmétique hors fiscalité du bulletin de paie, options familiales et éventuelles surcomplémentaires.
Le refus libre n’existe pas. Il faut entrer dans un cas prévu par les textes ou par l’acte mettant en place le régime, et généralement adresser une demande écrite avec justificatif.
| Situation | Dispense possible | Justificatif / condition | Durée / limite |
|---|---|---|---|
| Déjà couvert par un autre régime collectif | Oui | Justificatif de couverture, y compris en tant qu’ayant droit. | Tant que la couverture permettant la dispense reste effective. |
| Mutuelle individuelle déjà souscrite | Oui | Contrat individuel existant à l’embauche ou à la mise en place du régime. | Jusqu’à l’échéance du contrat individuel. |
| Bénéficiaire C2S | Oui | Justificatif de Complémentaire santé solidaire. | Tant que le bénéfice de la C2S est maintenu. |
| CDD ≤ 3 mois ou temps partiel ≤ 15 h/semaine | Oui | Contrat individuel responsable pour bénéficier du versement santé. | Selon la durée de la situation ouvrant droit au dispositif. |
| CDD < 12 mois | Possible | L’acte de mise en place doit prévoir cette possibilité. | Pas nécessairement d’autre couverture individuelle. |
| CDD ≥ 12 mois | Possible | Autre couverture complémentaire + dispense prévue par l’acte. | Pendant la période couverte par l’autre garantie. |
| Apprenti / temps partiel avec cotisation ≥ 10 % du brut | Possible | Dispense prévue par l’acte de mise en place + demande écrite. | Tant que les conditions restent remplies. |
Ne résiliez pas votre ancienne mutuelle trop tôt : vérifiez d’abord que votre adhésion collective est effective et que vous ne bénéficiez pas d’un motif de dispense plus favorable.
Revenir au dossier assurance santéLe versement santé permet à certains salariés dispensés du régime collectif de recevoir une contribution employeur pour financer leur contrat individuel responsable.
Montant mensuel de référence lorsqu’il n’est pas possible de déterminer la contribution que l’employeur aurait versée au contrat collectif.
Le coefficient de majoration appliqué au montant de référence ou à la contribution proratisée est de 105 % pour un CDI.
Pour un CDD ou un contrat de mission, le coefficient utilisé dans le calcul du versement santé est de 125 %.
La portabilité évite une rupture immédiate de couverture lorsqu’un salarié quitte l’entreprise et remplit les conditions ouvrant droit au maintien des garanties.
Le maintien ne peut pas dépasser un an et reste limité à la durée du dernier contrat de travail ou des contrats successifs pris en compte.
La portabilité est financée par mutualisation lorsque les conditions sont remplies ; l’ancien salarié ne paie pas une nouvelle prime dédiée.
La rupture doit ouvrir droit à l’assurance chômage et ne pas résulter d’une faute lourde pour bénéficier du maintien prévu.
Ces guides permettent de comparer le collectif à d’autres situations : individuel, senior, remboursement ou résiliation.
Réponses détaillées fondées sur Service-Public, Bercy et les textes applicables au secteur privé.
Dans le secteur privé, l’employeur doit proposer une complémentaire santé collective à tous les salariés, quelle que soit leur ancienneté. L’adhésion est en principe obligatoire, mais plusieurs cas de dispense existent. Un salarié peut notamment être déjà couvert par un autre régime collectif, bénéficier de la Complémentaire santé solidaire, disposer temporairement d’un contrat individuel lors de son embauche ou relever d’une situation particulière de CDD, de temps partiel ou d’apprentissage. La demande de dispense doit généralement être faite par écrit et justifiée.
La participation financière de l’employeur doit représenter au moins 50 % de la cotisation correspondant au socle collectif obligatoire. Le salarié supporte le reste, sauf si l’entreprise ou la convention collective prévoit une prise en charge supérieure. Pour comparer une mutuelle d’entreprise avec un contrat individuel, il faut donc regarder le montant réellement prélevé sur le salaire après participation patronale. Une cotisation collective affichée à 80 € par mois avec 50 % financés par l’employeur coûte réellement 40 € par mois au salarié.
Le panier minimal doit notamment couvrir l’intégralité du ticket modérateur sur les consultations, actes et prestations remboursables par l’Assurance Maladie, sous réserve des exceptions réglementaires, ainsi que la totalité du forfait journalier hospitalier. Les prothèses dentaires et l’orthodontie doivent être prises en charge à hauteur de 125 % du tarif conventionnel. Pour l’optique, le minimum est de 100 € pour une correction simple et de 150 € à 200 € pour une correction complexe par période de deux ans.
Oui dans certaines situations. Un salarié déjà couvert, y compris comme ayant droit, par un autre régime collectif de frais de santé peut demander une dispense. Cela peut notamment concerner la mutuelle collective obligatoire du conjoint, mais aussi certains autres régimes listés par la réglementation. La dispense n’est pas automatique : il faut la demander et fournir le justificatif de couverture. En cas d’employeurs multiples, un salarié déjà couvert par le contrat collectif de l’un d’eux peut également refuser les autres couvertures en justifiant chaque année de son adhésion.
Oui, mais seulement de manière temporaire dans le cas général. Si le salarié dispose déjà d’une complémentaire santé individuelle au moment de son embauche ou lors de la mise en place du régime collectif, il peut demander une dispense jusqu’à l’échéance de son contrat individuel. À cette date, il devra normalement rejoindre le régime collectif obligatoire sauf s’il bénéficie d’un autre motif de dispense. La demande doit être effectuée au moment de l’embauche ou lors de la mise en place de la couverture collective.
Le versement santé concerne notamment certains salariés en CDD ou contrat de mission de trois mois ou moins et certains salariés travaillant 15 heures ou moins par semaine, lorsqu’ils demandent une dispense du contrat collectif et disposent d’une couverture individuelle responsable. Pour 2026, le montant de référence est fixé à 22,27 € par mois, ou 7,44 € pour les personnes relevant du régime local d’Alsace-Moselle lorsque le montant que l’employeur aurait versé au contrat collectif ne peut pas être déterminé.
Lorsque le versement santé est calculé à partir du montant de référence ou de la contribution patronale théorique, un coefficient de majoration est appliqué. Il est de 105 % pour un salarié en CDI et de 125 % pour un salarié en CDD ou en contrat de mission. Une proratisation peut aussi intervenir en fonction du temps de travail. Le montant exact dépend donc de la contribution que l’employeur aurait financée dans le régime collectif et de la durée ou du type du contrat de travail.
Oui, selon la durée du contrat et les règles prévues par l’acte mettant en place la couverture. Un salarié en CDD de moins de 12 mois peut demander une dispense même sans couverture individuelle si l’accord collectif ou la décision unilatérale de l’employeur prévoit cette possibilité. Pour un CDD d’au moins 12 mois, le salarié doit généralement justifier d’une autre couverture complémentaire pour les mêmes garanties. Les CDD de trois mois ou moins peuvent aussi relever du dispositif de versement santé.
Oui dans certains cas. Pour un apprenti ou un salarié à temps partiel, une dispense peut être prévue lorsque la cotisation au régime collectif représente au moins 10 % de la rémunération brute et que l’acte juridique du régime autorise cette dispense. Les salariés travaillant 15 heures ou moins par semaine peuvent aussi, selon leur situation, demander une dispense et bénéficier du versement santé s’ils disposent d’un contrat individuel responsable. La demande doit être formalisée et conservée par l’employeur.
Non. L’employeur doit couvrir ses salariés, mais la couverture des ayants droit n’est pas obligatoirement incluse. Une convention collective, un accord d’entreprise ou le contrat choisi peut prévoir une couverture facultative ou obligatoire du conjoint et des enfants. Le coût peut alors être partagé différemment entre l’employeur et le salarié. Il faut donc lire le tableau de cotisations famille : certains contrats financent uniquement la part du salarié tandis que l’extension aux ayants droit reste entièrement à sa charge.
Lorsque le contrat de travail est suspendu mais que le salarié reste indemnisé par l’employeur ou par la Sécurité sociale, la couverture complémentaire doit être maintenue. Cela concerne notamment certaines situations d’arrêt maladie, de maternité, d’accident ou d’activité partielle. Si la suspension n’est pas indemnisée, l’employeur n’a pas nécessairement l’obligation de maintenir la couverture. Les règles exactes peuvent toutefois être plus favorables dans la convention collective, l’accord d’entreprise ou le contrat lui-même.
La portabilité permet, sous conditions, de conserver gratuitement les garanties santé après la rupture du contrat de travail lorsque celle-ci ouvre droit à l’assurance chômage et n’est pas liée à une faute lourde. La durée de maintien est égale à la durée d’indemnisation chômage, dans la limite de la durée du dernier contrat de travail ou, le cas échéant, des derniers contrats consécutifs chez le même employeur. Dans tous les cas, cette portabilité ne peut pas dépasser 12 mois.
MUTUELLE COLLECTIVE
Un contrat collectif financé à 50 % ou davantage peut rester plus intéressant qu’une formule individuelle, même si les garanties semblent proches sur le papier. Comparez le reste à charge salarié et le tableau de garanties complet.